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Outil · Lecture de devis

Décodeur de devis d’infogérance

L’outil compare votre devis à un forfait standard de six lignes et vous rend la liste de celles qui n’y figurent pas. Il ramène ensuite le prix saisi au poste, au mois et à l’année. Il ne vous compare à aucune fourchette de marché, faute d’un relevé daté et sourcé publiable à ce jour.

L’essentiel

  • Une ligne qui n’est pas écrite dans le devis n’est pas incluse, quelle que soit l’assurance donnée à l’oral.
  • La liste des lignes manquantes s’utilise en rendez-vous sans aucune référence de prix.
  • Le prix moyen par ligne couverte sert à comparer deux devis de composition différente, pas à juger un tarif.
  • Un prestataire qui refuse d’écrire le traitement des déplacements vous renseigne davantage qu’une moyenne nationale.

Périmètre Forfaits d’infogérance de poste pour structures de 5 à 50 postes, contrats de un à trois ans. L’outil ne traite ni les licences, ni les prestations de sécurité facturées en projet. Le référentiel du poste de dépense est tenu dans le prix de l’infogérance en TPE.

Composition de votre devis
Lignes explicitement écrites dans votre proposition

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Ce que couvre chacune des six lignes, et ce qu’elle ne couvre jamais

Un forfait d’infogérance se lit ligne par ligne, jamais au montant global. Les six postes ci-dessous reviennent dans presque toutes les propositions faites à une TPE, sous des intitulés qui varient d’un prestataire à l’autre. Le vocabulaire change, le contenu réel beaucoup moins.

La supervision

La supervision installe un agent sur chaque machine et remonte des alertes techniques, un disque qui sature, une sauvegarde qui n’a pas tourné, un poste qui redémarre en boucle. Elle ne répare rien par elle-même. Un devis qui facture la supervision sans dire ce qui se passe une fois l’alerte remontée vous vend un capteur, pas un service. Faites écrire qui traite l’alerte, dans quel délai, et si ce traitement est compris dans le forfait.

Les mises à jour

Les mises à jour recouvrent les correctifs du système, ceux des logiciels bureautiques et, plus rarement, ceux de votre logiciel métier. Ce dernier point mérite une question explicite. Beaucoup de contrats excluent les applications métiers, précisément celles dont l’indisponibilité vous coûte le plus cher. L’exclusion est légitime quand l’éditeur impose son propre intervenant, elle ne l’est pas quand elle n’est pas dite.

La hotline

La hotline se juge sur trois éléments, ses plages horaires, son canal d’entrée et son délai de première réponse. Le mot « illimité » ne dit rien de ces trois éléments. Un support illimité de neuf heures à dix-sept heures, joignable par formulaire, avec une reprise sous quatre heures ouvrées, n’est pas le même service qu’une ligne téléphonique directe avec reprise sous une heure, et l’écart de prix entre les deux est réel.

Les déplacements

Le déplacement est la ligne qui fait diverger deux devis apparemment identiques. Il est rarement inclus sans condition. Les rédactions les plus fréquentes plafonnent le nombre d’interventions annuelles, limitent la distance depuis le siège du prestataire, ou n’incluent que la main-d’œuvre et facturent le trajet. Aucune de ces rédactions n’est abusive. Toutes deviennent coûteuses quand elles sont découvertes après la signature.

L’astreinte

L’astreinte est un engagement de joignabilité hors heures ouvrées, avec son propre délai. Une TPE dont l’activité s’arrête à dix-huit heures n’en a pas besoin. Un commerce ouvert le samedi, un cabinet qui reçoit le soir ou un atelier en deux-huit, si. Payer une astreinte dont vous n’avez pas l’usage est une dépense inutile, ne pas l’avoir le jour où le serveur tombe un vendredi soir en est une autre.

Le renouvellement du matériel

Certains forfaits intègrent le remplacement des postes en fin de vie dans le prix mensuel. Le mécanisme est confortable et il déplace une dépense d’investissement vers une charge d’exploitation. Il vous engage aussi sur une durée, et le poste ne vous appartient pas. Comparer un forfait qui inclut le matériel à un forfait qui ne l’inclut pas, sans retraiter cet écart, revient à comparer un loyer à une mensualité de crédit.

Pourquoi l’outil ne vous dit pas si votre prix est dans le marché

Vous êtes probablement venu pour cette réponse-là, et elle n’est pas encore publiable. Une fourchette n’a de valeur que si elle porte sa date de relevé, le nombre d’observations sur lesquelles elle repose et le périmètre exact qu’elle couvre. Publier un ordre de grandeur sans ces trois éléments reviendrait à faire exactement ce que font les pages de prix écrites par les prestataires eux-mêmes, et ce site existe pour proposer l’inverse.

La campagne de relevé porte sur les grilles tarifaires publiées en ligne, sur des devis obtenus à cahier des charges identique puis anonymisés, et sur les avis d’attribution de marchés d’infogérance de petites collectivités, qui donnent des prix réels et opposables. Chaque ligne du relevé portera sa date et sa source, et cette page indiquera alors la fourchette correspondant à la composition que vous aurez cochée. En attendant, l’outil fait le travail qu’il peut faire honnêtement, ramener votre devis à des chiffres comparables et vous dire ce qui n’y figure pas.

Cette limite se retourne à votre avantage sur un point. La liste des lignes manquantes est utilisable dès aujourd’hui, en rendez-vous, sans aucune référence de prix. Un prestataire qui refuse d’écrire le traitement des déplacements vous apprend davantage sur votre futur contrat que n’importe quelle moyenne nationale.

Pour aller plus loin sur le poste de dépense complet, la page prix de l’infogérance en TPE tient le référentiel de cette thématique, et le calcul du seuil d’internalisation répond à la question suivante, celle de savoir jusqu’à quelle taille l’externalisation reste le choix le moins cher.

Questions posées par les lecteurs sur cet outil

Mon devis emploie d’autres intitulés que les six lignes proposées.

C’est le cas le plus fréquent. Rattachez chaque ligne de votre devis à sa fonction réelle plutôt qu’à son nom. Un « monitoring proactif » relève de la supervision, un « support niveau 1 » de la hotline, une « maintenance préventive » le plus souvent des mises à jour. Si une ligne de votre devis n’entre dans aucune des six catégories, elle mérite une question écrite au prestataire, parce qu’elle facture quelque chose qui n’est pas standard.

Le prestataire m’assure à l’oral que le déplacement est inclus.

Une inclusion orale n’a aucune portée le jour où la facture arrive. Demandez un avenant ou une reformulation de la ligne dans la proposition, en précisant le nombre d’interventions couvertes par an et le périmètre géographique. Un prestataire de bonne foi accepte de l’écrire en quelques minutes. Un refus, lui aussi, est une information.

Les licences Microsoft 365 doivent-elles figurer dans ce forfait ?

Elles peuvent y figurer, mais elles relèvent d’une logique différente, celle d’un tarif éditeur par utilisateur, révisé plusieurs fois par an. Les mélanger au forfait de prestation empêche de comparer deux offres et masque les passages de palier. Traitez-les à part, sur la page consacrée au prix des logiciels de gestion.

L’outil enregistre-t-il les montants que je saisis ?

Non. Le calcul est fait à la volée par le serveur au moment où vous validez le formulaire, et rien n’est conservé. Les valeurs apparaissent dans l’adresse de la page parce que le formulaire est en méthode GET, ce qui vous permet d’enregistrer ou de partager un résultat, mais elles ne sont écrites nulle part côté site.

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