Ancien chargé d’affaires en prestation informatique
Patrice Marsollier
Je tiens la grille de prix que personne d’autre ne tient, parce que j’ai passé quinze ans à écrire les devis qu’elle décrit.
Vingt-deux ans chez des prestataires informatiques de province. Technicien d’abord, puis chargé d’affaires pendant quinze ans, c’est-à-dire celui qui se déplaçait chez le client, comptait les postes, dimensionnait la prestation et rédigeait le devis.
Plusieurs centaines de contrats d’infogérance chiffrés, de renouvellements de parc et de migrations de messagerie. Je sais ce qu’on met dans une ligne « supervision » et surtout ce qu’on n’y met pas, à quel moment on facture un poste qui ne sert plus, et pourquoi un devis à 39 € par poste et un devis à 68 € ne décrivent ni le même service ni le même risque.
J’ai arrêté en 2023, lassé de défendre des propositions que je ne trouvais plus défendables. Je tiens depuis un relevé de prix, et j’écris comme je faisais ma visite de chiffrage, carnet ouvert sur la table.
22 ans chez des prestataires informatiques 15 ans à rédiger des devis, du côté du vendeur 4 postes de dépense suivis, et rien d’autre
Ce que je regarde en premier sur un devis
- La ligne déplacement, avant même le prix au poste. Si elle n’est pas écrite, elle n’est pas incluse, et c’est de loin la première source de dérive de facture.
- Le périmètre de la supervision, et surtout qui traite l’alerte une fois qu’elle est remontée. Un devis qui facture la surveillance sans chiffrer le traitement vend un capteur, pas un service.
- Le délai de première réponse, plutôt que le mot « illimité ». Un support illimité en heures ouvrées avec reprise sous quatre heures n’est pas le même service qu’une ligne directe sous une heure.
- Les mises à jour du logiciel métier, presque toujours exclues du forfait. L’exclusion est légitime quand l’éditeur impose son intervenant, elle ne l’est pas quand elle n’est pas dite.
- Le sort des licences, comptées à part ou fondues dans le forfait. Fondues, elles empêchent de voir laquelle des deux lignes a augmenté à la reconduction.
- Le plancher d’utilisateurs facturés, sur les grilles éditeurs. Une équipe de cinq personnes sur une grille à plancher de dix paie le double du prix unitaire annoncé.
Son périmètre, et ses limites
Ce qu’il traite
- Les prix de prestation d’infogérance et de maintenance, au poste et à l’heure
- Le coût complet d’un poste de travail, matériel, licences, mise en service et revente
- Les grilles tarifaires des éditeurs, leurs paliers et leurs conditions d’engagement
- La lecture d’un devis et d’un contrat, ligne par ligne, sous l’angle de ce que ça coûte
- Les arbitrages budgétaires chiffrés, internaliser ou externaliser, acheter ou louer
Ce qu’il ne traite pas
- La mise en œuvre technique, configuration, architecture réseau, paramétrage de sauvegarde
- La cybersécurité opérationnelle, qui demande une compétence que je n’ai pas
- La validité juridique d’une clause de contrat, qui relève d’un avocat ou d’un juriste
- La recommandation d’un prestataire nommé, quel qu’il soit
- Les tests de matériel, l’actualité produit et les tutoriels utilisateur
Sa méthode
Indépendance et corrections
Je ne vends ni conseil, ni infogérance, ni audit, ni formation. Je ne place aucune entreprise, je ne prends aucune commission sur une mise en relation, et je ne cite un prestataire que comme source d’une grille tarifaire publiée, avec le lien et la date.
Le site perçoit des commissions d’affiliation sur une partie des liens vers des hébergeurs et des éditeurs. La mention figure en clair au-dessus du premier lien concerné, jamais en pied de page. Aucun classement et aucune fourchette n’en dépendent, et un acteur sans programme d’affiliation figure dans les relevés au même titre que les autres. Le détail est sur la page à propos.
Aucune partie avec laquelle le site a une relation d’intérêt n’est citée comme source de prix. C’est la contrepartie stricte de la règle précédente.
La Grille